« Dès Andersson Gate passée, le safari commence »!
Enfin pas tout à fait ! D’abord, il faut passer au premier guichet pour payer la taxe d’entrée dans le parc.
Ensuite il faut signer une décharge dédouanant le parc de toute responsabilité en cas d’accident avec un animal.
Deuxième guichet, il faut laisser 500 N$ de caution pour la
clé du lodge.
Troisième guichet pour réserver un game drive.
Quatrième guichet pour réserver une table au restaurant du
camp pour le dîner.
A cet instant précis vous avez l’impression d’être une vache
à lait, qu’Etosha n’est qu’une pompe à fric et que vous aimeriez gifler toutes
les personnes que vous avez rencontrées.
Avec le recul, on se rend compte qu’il manque clairement du
personnel pour tout gérer et que les personnes présentes sont submergées. Dans
ces conditions, il est parfois difficile de sourire ou d’être agréable avec
tout le monde.
En attendant l'afternoon game drive prévu à 15h, nous partons explorer une partie du parc. « Des girafes, des oryx, des zèbres ! ».
Nous allons au point d’eau le plus proche du camp (Nebrowni) ou nous verrons des centaines d’animaux et notamment deux éléphants!
C’est magique et en même temps un peu angoissant de voir ces énormes animaux à quelques mètres de votre véhicule !
Le game drive commence et tout excités, nous pensons : "on va voir des lions, des rhinoceros, des éléphants, des hyènes,...". Bah non... Nous n’avons absolument vu rien vu durant la balade 3 heures avec le guide, et le guide n’a rien fait d’autre que suivre son itinéraire habituel, sans chercher à détecter les animaux. A ce moment-là, vous avez le sentiment de vous être bien fait avoir...
Dans les carnets à l’entrée des camps, les gens relatent les
lieux et l’heure où ils ont vu les animaux la veille.Tout seul et avec ces quelques informations, c'est largement suffisant. Pas besoin de prendre un guide qui vous offre de jolies phrases comme : « Regardez ce coucher de soleil magnifique, ca serait
tellement beau avec un animal en fond… ». Merci guide, je troque un
coucher de soleil contre un rhinocéros, d’accord ?
De retour au camp d’Okaukeujo et après un dîner à la hauteur
du game drive, nous sommes allés au point d’eau du camp, et là quel
miracle : des éléphants, un rhinocéros, un lion, des girafes qui
doivent faire le grand écart pour pouvoir boire, des chacals, des
springboks ! Whaou! C'est mieux ici que dans une salle de cinéma à regarder le roi lion!
Le camp d’Okaukeujo bénéficie d’une situation extraordinaire et d’un point d’eau illuminé la nuit fantastique où de nombreux animaux viennent s’abreuver, par contre il faut s’attendre un accueil « rugueux ».