jour 3 : Parc de Sossusvlei





On se lève à 5h30 pour pénétrer dans le parc dès l’ouverture et profiter des couleurs magnifiques du matin : ciel bleu parsemé de nuages, dunes rouges sangs, étendues de calcaires tellement blanches qu’elles vous brûlent les yeux !






Plus que des mots ou des photos, la sensation de marcher pieds nus au contact des plus vieilles et des plus hautes dunes du monde, vous imaginez ?




A Deadvlei, nous avons décidé d’effectuer l’ascension de Big Daddy (350m), l’une des plus hautes dunes du parc qui nous permettra ensuite d’avoir une vue panoramique sur un paysage quasi-mystique composé d’arbres morts figés dans une cuvette blanche au milieu de dunes oranges (Pour comparaison la dune du Pyla culmine à 150m). L’impression d’être sur le toit du monde et de contempler sa beauté après 1h30 de marche.
L’ascension fut dure d’autant qu’il faisait déjà très chaud. Pour vous donner une idée, une fois au sommet, en descendant en courant il faut quasiment 2 minutes pour arriver en bas avec les jambes coupées et le cœur qui bat trop vite ! J’ai bien cru que mon père et mon frère allaient faire une crise cardiaque ! Je n’étais pas beaucoup mieux, mais par fierté et par défi, j’ai continué jusqu’au sommet !



La route pour aller de Deadvlei à Sossusvlei (environ 5km) ne peut se faire qu’en position 4x4 et c’est très drôle, le 4x4 partant dans tous les sens, le jeu étant de ne pas s’ensabler. Nous nous sommes battus avec mon frère pour savoir qui serait le premier à faire l’essai !
“Aller, on grimpe Big Mammy ?” C’est reparti! Une nouvelle dune à escalader. Cette fois-ci, c’est plus facile, mais les paysages sont tout aussi fascinants vus de là-haut.




Nous voyons pour la première fois un oryx courir dans les dunes.  C’est un spectacle magique que de voir cet animal gracieux arborer fièrement ces 2 poignards de 40cm sur sa tête. Ces tous petits moments anodins, seront ceux qui resteront gravés à jamais dans nos mémoires.

Pour terminer notre périple, nous nous enfoncerons à 30m de profondeur dans les canyons de Sesriem creuser par un fleuve tumultueux il y a des millions d’années.








A cette époque de l’année, il y a encore de l’eau au fond du canyon, ce qui a empêché notre progression et augmenter notre frustration. Qu’à cela ne tienne, on trouvera un autre chemin pour parcourir ces canyons !

Après quelques tentatives infructueuses, nous trouvons finalement une voie pour descendre. Nos pas raisonnent sur les pierres et se réverbèrent sur les rochers qui nous entourent. A ce moment-là, une pensée m’est revenue : je suis sûr que c’est ici que le père du roi lion (Simba) s’est fait piétiné par un troupeau de gnou ! C’est vrai que si un troupeau déboule, il n’y a aucun moyen de l’éviter !








Le soleil décline, nous décidons de remonter un peu à contre cœur. En effet ici, en l’espace de 20 minutes, on passe du jour à la nuit.
Nous étions tellement fatigués ce soir là, que nous n’avons aucun souvenir du lodge qui devait pourtant être très bien…

Nous sommes rentrés, nous avons mangé, et dormi à 20h…